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Livres, bouquins traitant de la Citizen Band 
Quelques ouvrages sur la citizen Band.
Si vous en connaissez d'autres, merci de me le faire savoir.
Bonne lecture.

La tribu des cibistes LA TRIBU DES CIBISTES
Editions du Téléphone 1994
Présentation de l'ouvrage
Ce livre ainsi que tous les documents liés et portant le copyright de S Jaffrin sont protégés par la licence publique Multimédia pour les oeuvres complètes
Si vous reproduisez ce livre sur votre serveur, merci de bien vouloir reproduire également cet avertissement.

A découvrir sur le site de l'auteur.

Quelques extraits:

LES CIBISTES DANS LA SOCIETE
PREMIERE PARTIE
LA CB POUR LES EXCLUS DE LA COMMUNICATION
"Le meilleur et l'essentiel ne peut se communiquer que d'homme à homme" Nietzche
La plupart des commentateurs ont attribué le succès de la CB à la peur du permis à points. Si cette analyse s'avère exacte pour les automobilistes, elle ne permet guère en revanche d'expliquer le nombre croissant de personnes qui pratiquent la CB à domicile.
Il faut pour cela davantage se référer aux conditions de vie de nos sociétés modernes.

Urbanisation, mass média, nouveaux modèles de production, migrations inter-régionales ont fortement contribué à désagréger le lien social traditionnel.
Paradoxalement les grandes concentrations urbaines font obstacle aux échanges interpersonnels et ont une irrésistible tendance à cloisonner les individus. Les cellules familiales, de plus en plus petites, restent isolées les unes des autres, noyées dans le béton et dans l'anonymat : on ne sait même plus comment faire connaissance.
Les voix s'élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer l'étouffement de l'homme face au flot grandissant et à sens unique des mass média.
Nous sommes saturés d'information, mais nous communiquons de moins en moins entre humains. Le contact direct qui existait autrefois tend aujourd'hui à être remplacé par des intermédiaires anonymes.

Il était courant jusque dans les années 60 dans une France encore très rurale de se réunir dans les cafés du village pour jouer à la belote ou de faire des veillées au coin du feu....
Aujourd'hui les modes de vie sont devenus beaucoup plus individualistes, on ne peut plus se retrouver sur la place du village et les cafés disparaissent les uns après les autres. La télévision, fenêtre ouverte sur le monde a renfermé l'individu sur lui même. Cet isolement croissant explique également que les mass média, comme la radio ou la télévision, soient parfois devenus de véritables substituts affectifs, ainsi qu'en témoigne la prolifération des Reality Shows.

Dans ce contexte, la CB apparaît comme l'une des multiples tentatives pour sortir l'homme moderne de son isolement au même titre que le minitel rose, les clubs de rencontre, les agences matrimoniales ou les clubs de vacance...
Ce n'est pas un hasard si tous ces phénomènes se sont eux aussi particulièrement développés au cours de ces 20 dernières années.
La plupart des cibistes interrogés par Dominique Boullier ("L'impossible fraternité des ondes") affirment être venus à la CB par manque de communications et de relations humaines satisfaisantes.

Pour certains penseurs contemporains comme Michel Maffèsoli, nous sommes en train de vivre un nouveau temps des tribus avec l'émergence de petits groupes informels qui succèdent à l'ancienne organisation sociale : les relations de voisinage, de famille, de travail sont peu à peu remplacées par des relations d'affinités(les utilisateurs de micro informatique, les rockers, les motards....).

L'essor de la CB s'explique également par la très forte mobilité des Français. Autrefois le lot commun de l'humanité était de naître, vivre et mourir dans le même endroit. Aujourd'hui au grès des impératifs économiques nous changeons de département plusieurs fois dans notre vie. Il faut chaque fois se reconstruire un réseau amical ce qui demande au bas mot plusieurs mois.

Il n'est pas surprenant que l'usage de la CB ne soit principalement répandu que dans les banlieues et les départements défavorisés.
On trouve ainsi plus de 900 000 cibistes dans le seul département du Nord-Pas de Calais, une des régions les plus touchées par la crise : les cinémas disparaissent un à un, les bals populaires se font plus rares.
On constate aussi que, contrairement à de nombreuses autres pratique de loisir, la CB est un phénomène essentiellement provincial et rural : 20% des postes de la marque President sont vendus à des citadins, alors que 70% de la population Française habite en ville.

Si toutes les classes sociales de l'ouvrier au cadre supérieurs sont représentées, la CB reste avant tout un loisir de prolétaire au budget limité, ayant de grands besoins affectifs et possèdant des capacités d'expression verbale relativement limitées. La plupart des cadres qui possèdent une CB ne se risquent d'ailleurs guère à entamer la conversation, la plupart ne l'utilisent que pour être avertis des contrôles radars ou faire du DX.

Garde à vous Fisc Subversive la C.B. ?

En dehors de l'aspect conflictuel de l'été 1992, la C.B. représentait un moyen de communication vraiment extraordinaire.
La plupart des camions, des véhicules utili taires étaient équipés de postes C.B.
Ces appareils de faible puissance, essentiellement utilisés pour des communications privées entre véhicules, connaissaient, depuis 1990, un réel engouement, apparaissant aux yeux d'un large public comme un symbole de liberté, de convivialité et de sécurité.

La Fédération Française de la Citizen Band Libre , (F.F.C.B.L.) représentée par André Antonio, défend les intérêts des cibistes et cherche à mettre en valeur le meilleur de ce média : l'altruisme des utilisateurs, la possibilité d'éviter les embouteillages ou de se faire guider dans un lieu mal connu, le fait que grâce à lui, il a été possible de sauver des vies.
À l'époque, le téléphone mobile n'est pas sorti des cartons et la C.B. est le seul moyen économique de communication à bord d'un véhicule.
Trois millions de personnes en France l'utilisent avec satisfaction.
Ce réseau ne va pas man quer de s'élargir, surtout depuis que les automobilistes ont pris connaissance des modalités du permis à points, institué par Georges Sarre.

Les pouvoirs publics ne partagent pas le même avis que les utilisateurs; ils considèrent même la C.B. comme une arme de subversion, qui entraîne dans son sillage les pires comportements et permet, entre autres, de se jouer des forces de maintien de l'ordre.
Craignant le retrait de points sur leur permis, les automobilistes vont s'équiper en masse, dans le but apparent d'éviter les pièges de la route, en réalité pour se jouer des radars.
Dans les moments de crise, l'interdiction de la C.B. a même été envisagée par plusieurs ministères, en particulier celui de l'Intérieur.
Pour compléter le tableau sociologique et politique de cette fin d'année 1992, précisons que France Télécom met la dernière touche au téléphone mobile et programme son lancement à court terme.
Or, la C.B. est sous la tutelle du ministère des Postes et Télécommunications qui ne voit pas d'un bon oeil le développement des ventes de ces postes, estimant qu'il peut gêner la commercialisation du futur téléphone mobile, le GSM.
En outre, il n'y a pas de fabricant de postes C.B. en France.
Il faut donc les importer. Cette information est à noter! Elle sera déterminante.

La C.B. et le fisc

Sur le plan fiscal, affaire qui nous concerne, les utilisateurs de postes C.B. sont, depuis décembre 1986, assujettis à une taxe forfaitaire de 190 francs, payable tous les cinq ans.

Le 1 er janvier 1992, cette taxe a été portée à 250 francs, à acquitter par l'apposition d'un timbre fiscal sur la facture d'achat du poste émise par le revendeur et ceci une fois pour toutes.

À l'occasion de ce changement de modalité, le bénéfice d'une exonération de taxe a été accordé aux utililisateurs des postes fonctionnant sur la bande FM (modulation de fréquence) mais ceux-ci se vendent peu, et pour ccause: leur portée étant trop limitée ils sont peu exploitables.

Cette taxe était bien tolérée par les cibiste.
Théoriquement, ils devaient acheter le timbre fiscal immédiatement après l'acquisition du poste dans la pratique, ils laissaient parfois passer quelques mois entre les deux opérations.

Cependant, des bruits circulent dans le milieu de la C.B. sur un éventuel changement de mode de taxation.
Sont ils fondés.

Les pouvoirs publics semblent vouloir maintenir le statu quo.
Le ministre du Budget écrit, le 11 mai 1992, au président de la Fédération Française de Citizen Band Libre " je vous indique que le paiement par apposition de timbres fiscaux sur la facture d'achat du poste préconisé par France Télécom ne sera pas remis en cause.
Toutefois, une disposition législative, actuellement à l'étude, en liaison avec les services de France Télécom, sera insérée dans une loi de finances à la fin de cette année, pour simplifier le dispositif."

Une société en pleine expansion à Saint-Dizier

Pas de raison de s'inquiéter pour les dirigeants d'une P.M.E, installée à saint-Dizier, dans la région Champagne Ardenne.
Créée en janvier 1968, par jean-Pierre Dirler, d'abord pour le commerce de matériel photographique, cette société -DIRLER s.A. s'est lancée dans l'importation et la distribution de matériel de radiocommunications, plus spécialement dans le négoce de postes C.B., antennes et accessoires.
Cette activité connaît, malgré quelques aléas, une croissance dynamique, à la fois rapide et importante.

Plus de quarante personnes travaillent dans cette entreprise familiale.
Encouragée par son succès, DIRLER s.A. qui deviendra plus tard DIRLAND SA s'est imposée, en quelques années, comme le premier importateur de postes C.B. en France.
Ses dirigeants ont consacré la majeure partie de leur vie à développer leur affaire ils envisagent même une entrée en Bourse de leur société, au second marché.

En 1992, la mise en place du permis à points fait exploser les ventes.
Le résultat ne se fait pas attendre: la société DIRLER sera citée deux fois de suite parmi les 100 entreprises les plus performantes de France par le magazine L'Entreprise, à l'occasion du Grand prix de l'Entrepreneur en 1993 et en 1994, au titre des résultats des exercices 1991- 1992 et 1992-1993.



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